L’idée de faire un travail introspectif vous met mal à l’aise ou vous rebute ? C’est une réaction fréquente car, dans notre société, l’introspection n’est pas vraiment mise en valeur.
Il est peut-être temps de revoir certaines idées reçues qui ne sont que des freins à votre croissance personnelle… et qui dit croissance personnelle dit aussi évolution professionnelle car l’une ne va pas sans l’autre.
Quand je parle de croissance personnelle, je ne vous parle pas de développement personnel « formaté » qui s’adapterait à tout un chacun et qui ferait des miracles en quelques semaines ! La croissance personnelle s’aborde plutôt comme un cheminement sur la durée pour aller vers la connaissance de soi ; il serait très réducteur de s’imaginer que l’on fait le tour de sa personne en utilisant quelques formules toutes faites pour essayer de gagner du temps !
Voyons un peu les arguments que l’on entend fréquemment de la part de ceux ou celles qui dénigrent l’introspection sans même savoir de quoi il s’agit ; des arguments un peu simplistes mais qui restent parfois bien ancrés !
1. L’introspection, c’est faire du nombrilisme.
Une croyance qui a la vie dure même si on s’en défend !
Certes, l’introspection, c’est regarder à l’intérieur de soi. Mais aller chercher en soi ses propres réponses pour mieux se connaître permet de s’ouvrir à soi, de s’accepter tel que l’on est, avec ses atouts et ses faiblesses, pour pouvoir ainsi se positionner vis-à-vis des autres de manière juste et authentique.
L’introspection, c’est plutôt « S’ouvrir à soi pour mieux s’ouvrir aux autres ».
2. L’introspection, c’est ressasser le passé.
On pense souvent à la psychanalyse, à la psychothérapie qui évoquent le passé mais avec comme finalité de soigner… Pour autant, l’introspection n’est pas du soin !
Avec le coaching professionnel, on évite tout simplement de parler d’introspection alors qu’elle est au cœur même de la pratique.
Certes, l’introspection invite à revisiter le passé mais il s’agit de regarder les expériences vécues sous un angle différent. L’idée n’est pas de rester focalisé sur ce qui est bloquant mais d’ ouvrir l’attention à tout ce qui nous avait échappé à l’époque et qui nous échappe encore… C’est prendre conscience des événements marquants du passé pour pouvoir les dépasser en mettant à jour ses propres fonctionnements.
L’introspection, c’est plutôt s’appuyer sur le passé pour se reconnecter à soi et aller vers une posture plus authentique.
3. L’introspection, c’est de l’inaction.
C’est le côté cérébral qui ressort, comme si réfléchir empêchait d’agir !
Certes, l’introspection passe par de la réflexion qui nécessite de prendre du recul ; cela implique de faire une pause, de s’extraire du brouhaha ambiant pour se retrouver soi. Mais s’autoriser à sortir du rythme effréné dans lequel on vit ne veut pas dire rester statique… On n’est pas obligé de se lancer dans la méditation si cela ne nous convient pas, marcher seul(e) en pleine nature est un très bon moyen de se retrouver soi. Le mouvement physique peut être présent et n’empêche pas l’introspection, bien au contraire. Quant à l’action, elle n’en sera que plus efficace car l’introspection permet le changement de perspective nécessaire pour se remettre en mouvement vers ce qui a du sens pour soi.
L’introspection, c’est plutôt changer de perspective pour retrouver un mouvement juste.
4. L’introspection, c’est se complaire dans ses problèmes.
Si telle est votre opinion, c’est que vous n’avez rien compris à l’introspection !
Car il s’agit d’ aller chercher ses propres réponses à l’intérieur de soi plutôt que de s’épuiser à les trouver à l’extérieur en maudissant la terre entière d’être contre soi ou incompris. C’est reprendre la responsabilité de ce qui nous arrive sans pour autant se flageller pour les désagréments inévitables qui arrivent à tout un chacun. C’est arrêter de rester focalisé sur les aspects négatifs pour essayer de voir ce que la difficulté rencontrée cherche à nous faire comprendre…
L’introspection, c’est plutôt regarder au-delà des problèmes pour voir ce qu’ils nous apprennent.
5. L’introspection, c’est quand on a le temps !
Quand on a tendance à penser cela, c’est bien souvent qu’on est pris dans le tourbillon du quotidien, au risque de s’y perdre !
L’introspection invite à faire une pause dans le quotidien survolté, à se décharger des pressions extérieures qui n’ont souvent pas de véritables justifications, de celles qui mélangent urgence et importance…
L’introspection invite à se recentrer pour revenir à ce qui est essentiel pour soi. Cela permet alors de relativiser les problèmes du quotidien en redéfinissant ses priorités plutôt que de foncer tête baissée à la moindre injonction extérieure.
L’introspection, c’est plutôt gagner du temps en réaffirmant ses priorités pour éviter de se disperser.
Pour autant, si vous restez convaincu(e) que l’introspection n’est pas pour vous, n’y allez pas, car pour que la réflexion introspective aboutisse, cela demande avant tout l’envie, celle de reprendre la responsabilité de sa propre vie.





